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La croisade du bonheur

Claudette Fuzeau, agricultrice de Guénay, a découvert qu’elle avait le pouvoir de magnétiser la mogette* et de procurer du bonheur à autrui. Elle ouvre un cabinet de médecine parallèle, et face à un public en mal de bien vivre, elle entame une série de conférences, la « croisade du bonheur ». Après la France, la Belgique, la Suisse, le Québec... elle envisage de distribuer des mogettes magnétisées par ses soins dans le monde entier.

* La Mojette ou Mogette de Vendée, est un haricot blanc produit en Vendée. On a beaucoup discuté de son orthographe (j ou g) et de son origine. Voici ce qu’a écrit à ce sujet le Bulletin de la Société d’Etudes Folkloriques du Centre-Ouest. « Le mot apparaît au début du XVIIIème siècle, mais la culture en était antérieure. On les appelait petites fèves et fèves de haricot. BEAUCUET-FILLEAU le fait venir d’un mot celtique connu de lui seul « mog » laissant supposer que les Gaulois connaissaient ce légume, bien qu’il soit originaire d’Amérique. JONAIN, plus terre à terre le tire d’un jeu de mot « qui jette le mauvais air », mais nous ne somme pas sûr que cela soit de la linguistique ! » En fait « mongette » nous vient du Midi. Le mot est formé sur l’occitant « monge » : moine. Monge vient du latin « monacum » (homme qui vit seul, ermite) emprunté lui-même au grec « monakhon » (de monon : seul). Après son introduction dans l’ancien monde, le haricot est devenu l’une des bases de la cuisine monacale, la mongette était la nourriture des moines.
(Fédération Nationale du Légume Sec)

Ce n’est pas une caricature de paysanne, mais le portrait d’une femme authentique. Tout au long de sa conférence, cette bavarde au langage fleuri se dit et se dévoile, souvent drôle, tantôt émouvante, parfois exécrable mais toujours généreuse. Au delà de sa mogette magnétisée, c’est elle, par sa sincérité et son humanité, qui porte bonheur
Le spectacle fait beaucoup rire. On rit de ce que raconte Claudette Fuzeau, de la vision qu’elle nous transmet du monde, mais aussi de ce qu’elle est. En comédienne-ethnologue, Sandrine Bourreau brosse le portrait du bocain-gâtinais, avec ses tics, ses gestes évocateurs, ses mots répétitifs, ses verbes tombant drus et secs, ses formules et vérités lancées à l’emporte pièce. Mais très vite, le spectateur réalise qu’il n’est pas face à une caricature du monde rural. C’est une mémoire collective qui apparaît, avec des attitudes universelles. Au delà de la recherche du bonheur à laquelle sont invités les spectateurs, c’est une recherche sur la raison de vivre

Ce spectacle est une tentative de questionnement, d’invention d’un théâtre qui emprunterait au conte et au théâtre de rue, que ce soit du point de vue de l’écriture ou du rapport au public. L’écriture est basée sur l’invention d’un personnage haut en couleur, drôle, surprenant, attachant. Comme dans le conte, ce personnage vient raconter son histoire, celle des hommes et des femmes qu’il a croisés, avec ce qu’ils ont de fantastique et d’universel.
Ces influences sont digérées pour donner naissance à une véritable écriture théâtrale avec, derrière les digressions, une trame, une intrigue, qui présente un personnage de plus en plus complexe, interrogeant le spectateur sur des questions plus profondes, plus existentielles. Comme en théâtre de rue, l’artiste interpelle le public, va jusqu’à s’installer parmi les spectateurs. Une chaise et une table sont censées permettre à Claudette Fuzeau de délivrer son boniment, mais elle ne s’assied que rarement à sa place. Tantôt proche du public, le sollicitant, tantôt plus distante, elle se livre peu à peu dans un récit qui devient très personnel et émouvant. La mise en scène de Titus et la création lumière d’Étienne Dousselin ont permis de structurer cet espace et de faire passer le personnage d’un registre à l’autre sans que le public ne s’aperçoive du changement de forme. Avec Claudette Fuzeau, la tradition orale investit le lieu théâtral

Largement diffusé en région Poitou-Charentes depuis sa création en 1997, le spectacle La Croisade du bonheur connaît un rayonnement national et international depuis sa participation au Festival d’Avignon 2004. Il a notamment été programmé dans un grand nombre de salles du réseau Chaînon (Sandrine Bourreau en a d’ailleurs été membre consultant, représentant les artistes au sein du conseil d’administration). Le public a également pu découvrir Claudette Fuzeau dans des petits lieux de diffusion en milieu rural, tout comme dans les bistrots parisiens ou sur les plateaux de scènes nationales et de festivals renommés
En 2005, après les rencontres Entrevues en Belgique, une tournée de 32 dates a été montée via le réseau Asspropro basé à Namur. De plus, La Croisade du bonheur a été récompensée par le Prix du Jury du Festival d’humour de Vienne et placée en tête du vote du public. L’année suivante, le spectacle a été sélectionné pour participer à la Bourse Rideau au Québec 2006.

À ce jour, Claudette Fuzeau a donné plus de 500 conférences et continue sa croisade, car le bonheur, elle y croit.

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